Friday, August 31, 2007

ARCHIVES DE MON BLOG - ART EN LA VALLEE ( Journal Le Monde, 2006/2007) -

ARCHIVES D ART EN LA VALLEE
DES IMAGES

16 mars 2007

Ars Nueve, collectif d'artistes pour une identité européenne.




Le collectif européen  d'artistes plasticiens Ars Nueve exposera en avant-première à Madrid, sous l'égide de l'IMADE, et de la  Fundacion Cultura y Progreso, du 12 mai au 30 juin, avec les œuvres des artistes venus de différentes horizons d'Europe.

Le but de l’exposition est de tenter de définir une identité culturelle européenne, à travers les recherches de ces 20 dernières années, dans différents pays d’Europe, et par des artistes aux personnalités radicalement opposées.

Les artistes exposés:


Rafael Catalan, céramiques, peinture.
Corinne Medina Saludo, France. Peinture.
Luis Athouguia, Cascais, Portugal.
Friedhard Meyer, Allemagne, Peinture.
Cyril Medina y Grajeras, (1959/ 1994)
Espagne/France, Peinture.
Michael Saludo, photo, France
Pablo Baeza, Espagne, peinture
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Papiers d'Archives de ce Blog



09 janvier 2007



Le chat, de Joan Sfar, un être de coeur

Sous mon sapin, j’avais placé à ma stricte intention, le tome 5, ( Jérusalem d’Afrique), dernier album du célèbre chat de Sfar.
J’ai été émerveillée que cet animal, à première vue gris et anodin, puisse prendre implicitement position, à travers le regard de ses grand yeux verts, pour la paix dans le monde et l’amour entre les peuples, en déambulant prestement dans ce scénario sans reproche, où se croisent d’aventure ethnies et religions.
Le chat y reste stoïque, voire pacifique, en toute circonstance. Bel exemple par les temps qui courent.
Ce chat et ces maîtres sont, par ailleurs sans pitié pour notre égocentrisme occidental, personnifié dans la citation visuelle d’un jeune explorateur qui ressemble fort à Tintin…

Le graphisme de l’album est toujours aussi négligemment bohème, et tant mieux, la couleur, traitée en harmoniques de contrastes dominants froids contre chaud…Une œuvre épicée, en quelque sorte, si je peux me permettre une métaphore gustative, savamment dosée, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Si bien qu’on peut le lire comme une évasion de notre quotidien, une présence en quête de spiritualité, d’authenticité, retour aux sources, du désert, peut-être…
La question que je me pose: Verra-t-on, Sfar, et son chat au prochain festival de la BD?
CMS

Judith ou les bébés bleus

Objet de la scène, Scène de l’objet

Quelques mots au sujet de ma rencontre avec la dernière oeuvre de Debien, artiste sculpteur, une installation de personnages multicolores et plus grands que nature, un dédale de saynètes théâtrales traduite de manière explicitement visuelle:
Lorsque la sculpture prend corps, et s’anime, au point d’épouser l’âme de son créateur, on est tenté d’évoquer, non plus des références plastiques, mais théâtrales, telles que les a analysées Antonin Artaud dans “Le théâtre et son double”.
En effet, à l’image des scènes dites ” du Monde”, Pierre Debien a su faire passer un message qui se déroule en temps, lieu et action, autour de l’anecdote tragique et biblique de Judith, dans son installation à La Halle aux Arts, Octobre 2006 dernier.

Judith s’est livrée à l’ennemi pour sauver son peuple, l’auteur se livre à son tour pour se sauver lui-même, en sculptant son propre désir, un amour-haine de la femme qui transparaît bien de ces contrastes choisis de couleurs primaires, de ces formes sensuellement ressenties de seins qui s’allongent à l’infini.Ces bébés bleuis sur des chaises paysannes, fruits d’un amour coupable, rejet, infanticide…autant de cris d’enfants qui résonnent dans les ventres des mères livrées, ou prises…Proies de guerre, ou fruit d’une guerre contre lui-même, que l’artiste livre en son for intérieur. nb: Les œuvres de Debien sont visibles également au Château de Saint-Auvent (87). CMS


01 décembre 2006

Lorsque Théo photographie Fernando

Une photo qui respire, une photo qui vit, expressive comme une pièce de théâtre, un homme qui pose là, regard droit, en habit de lumière, vêtement de corrida, vert, couleur du Christ et de l’espoir. Assis impassible sur une chaise, décor dénudé aux murs délabrés, grillages noirs, sol defoncé, poussière de ciment explosé…
Lorsqu’ un génie du cinéma et de la photo se rencontrent… Pour la petite histoire, Théo a eu la gentillesse de nous dédicacer cette oeuvre, qui a fait le tour de France, grâce à la presse nationale. Cette photo est un regard qui me parle, l’acteur, un feu brûlant dans un monde de désespoir…Chaque matin, me lever et le voir… me donne du courage. Je vous en souhaite tout autant…afin d’oublier ces jours, si particuliers, de Novembre.
CMS. ps: il s’agit de Théo Pinganaud, et Fernando Arrabal, bien sûr


Archives d’été…en attendant les beaux jours
Quelques souvenirs marquants, de l’été cinématographique en région…

04.07.2006




Amos Gitaï au festival de La Rochelle

Art en la Vallée se déplace actuellement au festival de La Rochelle. Ah, la petite plage au lagon bleu turquoise, derrière le port de Minimes! De quoi vous mettre en appétit pour déguster quelques hommages cinématographiques, seul ou à deux, salle bleue ou dragon jaune…
Vu notamment, de Amos Gitaï, News from House…Une image remarquable, des interviews touchantes qui mettent en scène l’esprit de propriété des habitants, les problèmes de désappropriation qui touchent l’individu dans ce qu’il a de plus intime…La maison, ventre maternel mis en scène dans le plus pur baroque oriental, revisité par l’architecture post-moderne minimaliste….Deux heures de régal visuel, encore agrémentée de l’aimable présence du réalisateur.
CMS



Avida, l’avant-première

On ne présente plus Avida, dernier long-métrage, déroutant et surréaliste à la fois, de Benoît Delepine et Gustav Kervern.  Benoît Delepine étant originaire de notre région, il revint à sa petite cité de Chasseneuil d’en accueillir l’avant-première, vendredi dernier, à l’occasion du lancement d’un jeune festival de Cinéma créé par Jean-François Soira, du Vox.Rokia Traoré était présente dans la salle, pour chanter à capella pendant le défilement des crédits….Applaudisssements très fournis, qui firent disparaître cette sensation diffuse d’étouffement provoquée par certaines vues du film, tableau dépeint à petites touches où tous les indices se regroupent au final vers une seule et même toile, pour signifier enfin l’unité cohérente du récit.
 CMS



Peinture, le Retour Aux Sources

En prélude à un évènement culturel international, qui devrait regrouper une poignée d’artistes d’Europe, venus de différents horizons, mais tous avec une mêm préoccupation, d’un retour aux sources naturelles et culturelles d’Europe, voici d’ors et déjà un bref rappel de la démarche pour certains d’entre eux…
CMS



Le Céramiste de la Méditation



Cette semaine, nous découvrons, émerveillés, l’oeuvre très méditative du madrilène Rafael catalan, céramiste expérimenté, récemment primé par le Ministerio de Fomento, et diplômé de l’école supérieure d’Alcantara et des Beaux-arts de Madrid. Nous avons été séduit par son travail original, tous types de formats, ronds, ovales, panoramiques, avec des inclusions de peintures à bases d’oxyde, qui jouent sur la répétition d’un motif figuratif, le plus souvent humain, ou paysage, port, mer, montagne.Une méditation sur la solitude existentielle que traverse tout être humain, à partir d’un matériau intemporel et immémorial, comme les stèles préhistoriques dont s’ornent les parois de la grotte de StSornin, récemment mise à jour en notre région.



A propos de Solitudes, ( propos de Rafael)


“A propos de nos petites solitudes quotidiennes. Celles qui forment un tout qui parfois nous étouffe, et duquel on s’échappe, aussi, de temps à autre.Ma recherche est constituée de céramiques peintes, plates, pour y loger des extraits d’oeuvres figuratives ou des abstractions.Chacune est une petite solitude à part entière, quotidienne. Des fragments entourés d’argile, dont les irrégularités sont à l’image de nos faiblesses existentielles mais aussi à la fois ressourcement et fortification intérieure.
Petites solitudes face à la mer, ou face à une chaise vide dans l’espace.Mon intention d’artiste est de les matérialiser, tout comme, des centaines de milliers d’années auparavant, l’homme en ses cavernes préhistoriques, a cherché à dominer ce sentiment de vide existenciel par autant d’objets magiques, matérialisés et tangibles, sur les parois des grottes.”



Pablo, Peintre de l’Extrême


Il y a tout juste un an Angoulême accueillait un peintre contemporain, Pablo, en quête de l’errance du Quichotte, traduisant avec la blancheur de l’écume, l’éblouissement de cet infatigable voyageur sur les terres de la Mancha. Une oeuvre visuelle forte par sa structure graphique sous-jacente, autant que par les camaieux de terres qui en découlent. Soledad Velasco baides, s’exprime en ces termes, au sujet de l’artiste:” C’est en 1605 qu’a commencé le grand voyage de Don Quichotte à travers le monde, où il promenait ses origines manchegas.Quatre siècles durant, les allers et retours de grands hommes de la Manche, universels, n’ont cessé, contribuant, à travers l’histoire à faire connaître l’identité, les paysages et us et coutumes de leur région: Castilla-Mancha.C’est alors qu’apparaît, aujourd’hui, quatre siècles plus tard, un nouveau Don Quichotte de la Manche, en la personne de Pablo Baeza, prenant pour monture ses tableaux, et pour lances, ses pinceaux!Sa démarche artistique l’a conduit jusqu’à vous, afin de vous faire découvrir sa vision particulière de paysages intérieurs, avec l’assurance d’un homme de longue expérience.La Mairie d’Albacete vous remercie d’accueillir en votre ville et galerie l’artiste qui, à travers l’exposition “Un 6 zéro 5″ dédie un hommage particulier à sa ville natale, Albacete, berceau des Dons Quichottes, qu’il emmène bien au-delà de toutes les frontières”.Soledad Velasco Baides, maire-adjointe à la Culture.


Le Peintre aux Mille Regards


Chaintrier, Peintre aux Mille Regards… Découvert il y a quelques années à l’Espace des Congrès de Royan, au détour d’une exposition commune, l’oeuvre de Monsieur Jean Chaintrier avait laissé depuis ce temps dans ma mémoire, un espace de lumière et de liberté, auquel je repensais avec délices, par ces matins clairs d’automne où l’espoir prend source en nous dès le réveil.

Je le retrouve aujourd’hui fidèle à lui-même à travers une série de toiles judicieusement scénographiées, dans l’espace de la Halle aux Arts à Angoulême.Les “Citadelles oubliées“, dans des tons chaleureux semblent naître de nos rêves les plus fous de liberté.

La “Mère“, ronde et rose métamorphose, glisse en nous vers la mer, intemporelle et turquoise, à l’image de notre vie d’avant la naissance.Notre vie terrestre semble ainsi vue par les anges, à moins qu’il ne s’agisse des sirènes. Nos modestes bâtisses humaines, avec leur toute savante et austère machinerie humaine, ministères, palais, prennent des allures d’illusion féérique, voire mystique. L’air se fait plus léger, l’on goûte au doux bonheur de vivre, avec la conviction que quelque chose d’autre nous arrive…Un ange passe.
CMS





Capteur d’Humeurs Artistiques en Poitou-Charentes ( Notes d’archives, suite)


28.06.2006



Pachamama


Vu hier l’expo de Loïc Darot, photographe, collaborateur de Géo mag. Suspensions circulaires à l’Espace Plein Sud.Le regard accroché par cette petite indienne, qui voyage à genoux près de sa mère, entassée dans un bus des Andes.Un trajet qu’on imagine long, chaotique, parfois sans retour.La sainte Pachamama, Terre-mère péruvienne en personne, large et généreuse, encore amplifiée, sans doute, dans l’esprit idéalisateur de l’enfant…Une petite fille, très jeune, quatre, cinq ans, peut-être, et qui s’accroche, en contrebas aux jupes de sa mère.Ce que l’auteur traduit dans une contre-plongée construite sur une diagonale de gris…Lumière extérieure en fond..Sobriété et mysticisme latents. Nous restons suspendus au regard de la petite.Qu’attend cette enfant, qu’attendons-nous, tous de cette vie qui nous nourrit parfois seulement d’espoir?
CMS


27.06.2006


Entre Zen et Beaubourg


Ballade aux Chaix Magelis, l’autre soir, soir de mai plein d’espoir et de langueur, sur les rives de Charente. Tout pour séduire les amoureux, de l’art, s’entend: entre Zen et Beaubourg, un univers féérique s’ouvre devant nos yeux.Une vaste esplanade, habilement scénographiée, de nombreux pots en terre cuite, géants, de leur état, et disposés en quinconces, peuplés de bouquets de bambous.

Je ne peux m’empêcher de penser à cette rétrospective Victor Haims, présentée à Beaubourg ces dernières années, où un pot similaire trônait sur le pavé.Il semble que la pensée créatrice des scénographes ait démultiplié ce souvenir, décliné en clin d’oeil à la Chine…Omniprésence du bambou, lais de toiles pourpres suspendues dans les verrières, en regard à l’exposition de planches de bandes dessinées présentées dans l’allée centrale intérieure du bâtiment.

Le gris rythmé des structures métalliques du toit de verre, la blancheur laiteuse de la pierre charentaise, quelques touches en rouge et noir, sont autant d’appels à une sobre sensualité, influence peut-être due à la proximité des rives du fleuves, bras nonchalants, lianes dociles, qui s’étire le long des quais fluviaux.De nos jours, l’art se déguste avec tous les sens, n’est-il pas?A noter la présence des jongleurs, oh, celui avec la boule de cristal, et ces bouquets de coquelicots géants, empotés pour le plaisir des yeux de part et d’autre d’un salon rouge aux allures de féminin-modern-style à la Starck.

Les planches bd, d’inspiration orientales, suspendues dans des foisonnement de bambous, fruit d’un échange culturel foisonnant avec la Chine, orchestré par la société 16 000 images. Des projections, en, boucle véritable feu d’artifice digital, sous la houlette d’Andréas Koch,( de Cortex Productions), grand maître du genre.
CMS



26.06.2006





Sandro Boticcelli: Le Prix



C’est un grand jour! Où le narrateur de ce blog est plutôt joviale, ce qui change du septicisme habituel…
Où les italiens, récompensent gentiment mes recherches, par le prix Sandro Boticcelli.
Créé par une très ancienne académie de Florence, ce prix récompense un artiste international selon les critères suivants:

” Stile, Forma, Struttura”…Cela s’entend.

Un petit plus qui m’encourage dans mon dur labeur…Ah, Sole mio! Comme on se comprend, de part et d’autre de la Méditerranée.Un petit aperçu sur l’oeuvre primée: “Joie de Vivre” est possible sur le site:

http://medinasaludo.blogspot.fr

La joie, c’est bien,actuellement, mon meilleur message, épicurien à tout crin, à l’aube de l’été 2006.

Foin de lamentations et de digressions existentielles. L’artiste témoigne avant tout des petits bonheurs de ce temps, ces petits oasis de lumière qui nous sauvent des ténèbres du grand Néant. Pour que l’on respire un peu. N’est-il pas?
CMS

25.06.2006


Nos jours heureux:

Le film, en avant-première…en Vallée de l’Image:

Le film Nos jours heureux vient d’être présenté, ce week-end en quatre lieux du Poitou-Charentes, sa région de tournage, en avant-première nationale, précédant sa sortie dans les salles, mercredi prochain: Il est devenu relativement rare qu’une production, choisisse une région bien précise pour tourner une fiction, avec d’autres motivations que celle du soutien financier, celle-ci primant généralement sur le choix des décors.C’est pourtant le cas avec Nos jours heureux, dernier long métrage de Eric Toledano & Olivier Nakache, qui sera, finalement soutenu, à hauteur de 100 000 euros par la Région et le Département. Pour l’anecdote, les deux réalisateurs étaient, dans leurs jeunes années, colons puis directeurs de colonies de vacances: ils ont, avec le recul et la clairvoyance que donne l’émotion des souvenirs forts, écrit un scénario à partir des meilleurs moments, passés à la colonie du château de Marthon, en Charente, dans le canton du Montbronnais.Leur premier réflexe a été de revoir le décor, qui était resté libre et intact, dans le style informel du début des années 80.Par ailleurs, les castings d’enfants et d’adolescents, auront permis de révéler de vrais petits talents en région, car depuis les premières séries tournées ici, les producteurs comptent avec un vrai potentiel, qui s’est tissé peu à peu, créant un vivier de jeunes acteurs, passionnés, et forts de leur jeune expérience.Le casting fut long et difficile, la technique de direction de jeu, propre à Toledano et Nakache, ne facilitant pas le choix, car ils souhaitaient que l’acteur potentiel s’empare, physiquement et émotionnellement du rôle, dès les premiers bouts d’essais.C’est mus par cette technique bien à eux, qu’ils ont développé ce film dans une progression naturelle des différents jeux d’acteurs, où l’on peut en chacun, deviner une part de lui même .Malgré tout, par rapport au scénario originel, il y a peu de différence entre le point de départ et le résultat finalement obtenu.Ce qui implique une tenue très stricte dans la direction d’acteur, sous l’apparente liberté de l’improvisation, et qui s’oppose finalement, à l’esprit commedia del arte. C’est là tout l’art, ambigu des deux réalisateurs. De par le fait : jeu naturel et jovial un peu décalé de Omar Sy. Mais encore, et toujours, jeu, de Joséphine de Meaux, très subtil et gradué, évoluant d’une émotion intense et retenue, vers l’extraversion la plus outrancière sur la fin du film .Un visage captivant. Au final, une comédie très efficace, qui ne tombe pas dans le cliché ni l’humour facile, c’est léger et parodique, rythmé et rebondissant dans l’écriture des séquences, le tout dans la bonne humeur propre à l’enfance: les couleurs chaudes des blés coupés dans les arrières plans, en témoignent.On boucle la boucle lorsque l’ancien directeur de colonie de vacances, devenu lui-même père de famille, accompagne sa fille pour un départ en vacances: la mère n’est autre que celle qu’on pouvait, à postériori, deviner, et non celle que l’on attendait, au premier abord, plus facile.
 CMS


20.06.2006




Le Talent des Photographes


On attend la venue de Loïc Darot, photographe, ( Geomag, etc…), vraisemblablement à l’Espace Plein Sud, Angoulême.
Dans une série sur la condition humaine à Cuba, en particulier des enfants, qui promet d’être riche en couleur, et en humanités… On vous tient au courant.
C’est vrai qu’on aime bien nos frères de cœur les photographes: tant de similitudes, dans nos métiers.
Mais si en tant que peintre, on travaille sur la longueur et la méditation, dans la solitude extrême de l’atelier, eux par contre sont les rois de l’instant, chasseurs guettant l’éphémère magie d’une lumière de vie, dans le chaos du quotidien, où ainsi tout s’expose, tout se révèle….

J’ai pour ma part, récemment découvert, sur le site de Pierre Duffour, photographe reporter de presse, sa série: “Bosnie, Sarajevo, 1994″, un travail très sobre, à peine coloré, contraste entre un ensemble noir-gris d’où jaillissent quelques touches de couleur puissante et crues, comme pour pieux souligner le drame.

Là s’exprime toute la force des émotions humaines, cruauté, désepoir, amour, désolation, auxquelles il faut survivre après le désastre, et dans un pays si proche du notre, qu’il nous semble que cela pourrait être nous.

Toute cette intensité dramatique, de l’existence, qui nourrit, en même temps, l’humain. Un rendu d’un grand lyrisme, qui nous oblige, au delà du devoir de mémoire, à méditer sur notre propore sort.
CMS




Ecrire un Blog, oui mais pourquoi, comment…


Ou qu’est-ce qui m’inspire, m’inquiète et me captive dans cette écriture, si différente de celle des pinceaux qui sont mon lot quotidien?

Peut-être, tout simplement, une manière de s’interroger: Qui sommes-nous?
Tout d’abord, La grande question humaine, nos sources, passé indistinct, dans la mémoire de l’inconscient, fleuve difficile à remonter. Quelle est notre mission, si tant est que nous en avons une.

Nos bagages? Bien légers sans doute, mais parfois on s’encombre d’un rien. Notre but: aveuglés par la lumière, l’avons-nous seulement déjà distingué? Pauvres phalènes hébétées que nous sommes…Voici donc les fondements de notre démarche…
Art en la Vallée, frêle reflet de nous-mêmes, artistes des Charentes, ultra-sensitifs perméables aux impressions comme aux sensations, créateurs-capteurs d’humeurs… …artistiques, ou tout simplement humaines, la grande aventure en Vallée de l’Image.

Trop sauvages, pour certains, trop en vue, pour d’autres… Les langues vont bon train… Jalousie, quand tu nous tiens…
Il n’empêche, on continue d’exister, en vers et malgré tout:
Le blog est donc aussi, une respiration: tout à la fois, ouverture sur extérieur, en reflet avec les différentes productions et œuvres notre petite communauté d’artistes:

Et vision de l’intérieur, depuis nos coins d’ateliers, peintres photographes, infographistes, et aussi ceux qui partagent la réalisation d’une œuvre à plusieurs, notamment dans le septième art. Et oui, Kirikou est bien de chez nous! Il est né en Charente…
CMS
ps: qui fait partie d’ ”Art en La Vallée” :

en fait, nous sommes tout simplement:un mini-collectif d’artistes, installé en Poitou-Charentes:

- Corinne Medina-Saludo, artiste peintre, (www.saludo.fr/corinne).


et quelques autres artistes invités, européens, tels que Pablo, Rafael, Friedhard, Luis...

Les objectifs d'Art en La Vallée


Développer l’entraide dans le milieu de l’art, notamment en matière de logistique d’exposition, diffusion d’informations utiles entre artistes, écrits sur les arts visuels, conseils aux jeunes artistes et à tous ceux qui le souhaitent, pour l’amour de l’art, simplement.
CMS



05.06.2006


U, Petite Licorne née dans la Vallée de L’Image


U, Petite Licorne, sélectionnée à Annecy pour le Festival International du Film d’animation, a été présentée ce soir en ouverture. Où un infographiste expert témoigne, pour la Commission Régionale du Film,au sujet de cet évènement:

“Devant une salle comble, au Bonlieu Théâtre, sur les bords du Lac d’Annecy, fut projeté ce film, oeuvre conjointe de Grégoire Solotareff et Serge Elissalde. Sa conception semble suivre la trame d’un conte initiatique, non seulement par le thème, mais encore par le découpage des séquences.

Les images d’une profondeur harmonieuse, aquarellées, d’un graphisme subtil et sensible à la fois, nous plongent dans une rêverie mouvementée. Les dialogues, entre humour, poésie, et tendresse, rythment ce film aux allures de Merveilleux. La musique, création originale de Sanseverino, participe de l’ambiance sucrée et magique à la fois. On ressort ému et chaviré par tant de beauté, métaphore de notre délicate humanité.”

Le synopsis:

La jeune Mona habite dans un château en ruines au bord de la mer. C’est une princesse mais elle vit une vie de misère. Un beau matin apparaît une adorable petite licorne, U, qui lui déclare qu’elle va l’aider à grandir et à trouver son bonheur. Elles deviennent inséparables jusqu’au jour où débarque dans la forêt proche du château une troupe de musiciens.
A leur contact, Mona va découvrir deux choses totalement nouvelles: la musique et un jeune guitariste très attirant, Kulka. Que va devenir U si Mona n’a plus besoin d’elle?


La Noce 1 L'Accoucheur des Savoirs - 2 Plénitude - 3 Vers L'infini

L'Accoucheur des Savoirs,  huile sur toile, 80/60 cm, © C.Medina-Saludo 2018 Cette métaphore aux apparences mythologiq...