copyright Medina-Saludo2012

Friday, January 13, 2012

Le Havre, le film que l'on aime...


On en voudrait plus des cireurs comme Marcel Marx! Un cireur sauveur d'âmes, comme le berger d'un troupeau, qui par son imperturbable présence guide la brebis égarée-traquée, vers sa mère, réfugiée outre-Manche.

Dans "Le Havre", film d'Aki Karusmaki, ( prix Louis-Delluc 2011), le cireur est incarné par André Wilms, qui tient le drame à bout portant dans son regard, tout au long des dédales de ruelles portuaires, dans cette ville magnifique qu'est Le Havre...

La traque des clandestins,(qui eut dit que notre beau pays,symbole de liberté, en arriverait là?), avec l'angoisse en filigrane dans l'ombre, démesurée comme à travers un regard d'enfant, et la ville du Havre, aérienne, lumineuse et protectrice, sont les thèmes émergents qui nous captivent d'un bout à l'autre du film.

Tuesday, January 03, 2012

Série Grise, ou la mort dans l'âme...








Lorsqu'errances et guerres intérieures se livrent au plus profond de l'âme.

Friday, December 16, 2011

A Paris, Galerie La Rotonde



Participation à l'exposition du 20 décembre au 20 janvier,chez Yvon Birster, " paysages rêvés", où l'humain est en abîme de ses réminiscences territoriales plurielles.

Thursday, December 01, 2011

GalerieXXIV: les encres de Chine, dessins de femme


Dawn the galerist and a muse


Une série de dessins à l'encre de Chine, intitulée Women Wild Nature, est dès maintenant visible à Angoulême. Elle traite des rapports des femmes et de la violence, qu'elle soit subie ou engendrée par l'environnement direct, directe ou indirecte, verbale ou physique. L'homme est le grand absent de la série, mais on le devine en hors-champ.


Ici dans ces dessins exposés, la violence n'est jamais montrée tel quelle, mais simplement suggérée par le trait, la flèche. C'est un sujet hélas d'actualité qui concerne encore aujourd'hui trop de femmes dans le monde.

Cette violence qui parfois rend les femmes sauvages et plus violentes encore que les hommes, voir entre autres le film atrocement dérangeant de Brissau De bruit et de Fureur, France 1987 où deux femmmes organisent la violence qu'elles ont elles-mêmes subie.

Quand donc cessera le cercle infernal? I love peace so much...


nb:J'expose ce travail jusqu'au 12 décembre, chez la charmante Dawn Roberts qui m'accueille dans sa galerie d'art, où siègent notamment quelques photos d'Andy Wharol.

du 1er au 12 décembre 2011
Women wild Nature, Corinne Medina-Saludo, oeuvres récentes: dessins à l'encre de chine


et du 3 au 24 janvier 2012
Série "Femmes-enfants", dessins au fusain et à l'aquarelle
GALERIE XXIV
24 rue de la Cloche Verte à Angoulême
05 45 92 90 27

Thursday, November 03, 2011

Exposition de Novembre à la Galerie Artetmiss Paris


Les Baladins, huile sur toile.


A tous, curieux et collectionneurs, un aperçu de mes œuvres sera visible au 14 rue Saint-Anasthase du 3 au 30 Novembre 2011. Art singulier, art kinesthésique, il s'agit là de tableaux où l'on s'exprime avec le corps, par le biais de petits personnages dismorphiques, dans une atmosphère colorée d'émotions énigmatiques.

Le vernissage: samedi 12 Novembre de 18 à 21 heures, dans la simplicité, la joie et la bonne humeur!.

Très bonne visite à tous.

Friday, October 21, 2011

Le tableau, film de Jean-François Laguionie


Le tableau, film, (en avant-première ce soir à la CIBDI d'Angoulême), mêle fiction poétique et métaphore sociale avec une fluide habileté, tant dans la forme que dans le propos. Celui-ci n'est pas sans rappeler le film Le roi et l'oiseau de Paul Grimaud, ou bien encore le court-métrage Vos papiers, de Claire Fouquet.

L'oppression des classes dominantes, la notion d'invisibilité des opprimés, qui en fait des illégitimes,y est mise pareillement en exergue. Mais le génie de Jean-François Laguionie, qui a voulu ce film comme une sorte de testament d'artiste, est de démultiplier à l'infini les univers, qui communiquent en cascade comme autant de camara oscura encastrées less unes dans les autres.

La boîte noire du peintre, petit théâtre, à l'italienne, de l’illusion du monde, prend ici encore plus de relief paradoxalement, par les coulées fluides de couleurs qui font et défont les passages d'un monde à un autre. A la fin seulement le stratagème est totalement dévoilé, lorsque la principale protagoniste, Lola, petit personnage téméraire et judicieux, rencontre le vrai peintre, (en fiction dans le réel et non plus dans l'animation).

Alors un vent de liberté souffle sur les héros, qu'ils soient Toupins, Pasfinis, ou simples Reufs, croquis à peine esquissés.

C'est ainsi qu'à tout moment, j'ai été transportée et bercée, tant par l'image que la musique, (Pascal Le Pennec), touchée par la sincérité du propos, qui s'exprime à travers la bouche des personnages. Tout spectateur, petit ou grand, comprendra à sa façon le propos de Jean-François Laguionie, qui sait nous parler de choses graves avec la légèreté et la poésie de l'enfance.